Cadavres exquis… et excitants !

Lors de l’atelier d’écriture érotique du 11 février dernier -animé par Élise Vandel et Capucine Moreau- l’ambiance et l’inspiration ont été chauffées par le fameux exercice du cadavre exquis…  Ci-dessous les compositions écrites à … 16 mains déliées à la poésie unique et inédite…

Bonne lecture !

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Bien qu’elle brûle de me sucer, j’ai envie d’un verre d’eau gazeuse. Gazeuse est l’eau, la ouate, la source des hommes est un océan de verges égarées, oubliées, perdues. Où vais-je pouvoir retrouver ton odeur déposée sur tes doigts intimidant mon sexe, tes yeux invitnt mes lèvres, tes cheveux rassurent mes cuisses, mon sexe, mes seins durcis et gonflés, le sang circule dans les tempes les yeux vides.

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C’était une mouche ennuyeuse qui est entrée par la fenêtre se trouvant toujours close aux regards à la fois lubrique et tendre, ose, ose, ose, mets tes doigts dans ta bouche et ose, comme pour chaque injonction, je regarderai couler sa bave, ça glisse, on fait de l’aquaplanning sous les draps. La senteur de sa peau, l’odeur de sa mouille, l’extase, ou l’extase soumise à des désirs insoutenables, esclave de tes pensées pas tout à fait délirantes, absurdes, ingénieuses, sont les idées de cette femme, belle comme l’orchidée du diable. 

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Elle avait une drôle de façon de poser ses mains sur ses fesses rebondies et prêtes à s’offrir le luxe d’une dégustation de banane et d’autres fruits dans un panier, obligé de dire : « Wesh, tu m’as pris pour un chat ? » avec des moustaches qui trempent dans le lait de ton sexe, je nage avec une seule peur, réussir à ne pas me noyer, me noyer… délicatement entre tes deux jambes, deux, pieds, deux mains, une tête, sur la plage en bas des collines.

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La nuit tombait et Luna sentait monter son désir, aurait aimer être prompte à oser dire qu’il fait tard mais je suis à ton écoute, mais surtout sans regarder plus bas, sentir ton désir et ta force au plus profond, plus intense mais plus doux, j’en veux encore, goûter toujours plus ta peau, sensuelle, charnelle, à la vanille, libre au soleil, chaleur qui me pénètre en profondeur, en douceur mais profondeur dans le fond de ma pensée.

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Prêtre mains liées pour et contre les refus de Louise, nénuphar splendide et tellement sauvage : crie très fort, mord et tape contre son thorax était si sensuel qu’on se sentait obligé de le toucher au cœur, pour qu’il veuille bien agir. Bien agiter aussi, comment réussir sans bien agiter ? Toujours prendre le temps de la chauffe jusqu’à t’entendre jouir, me demander encore : mais suis-je encore un mâle ? Une femelle, tout dépendait de la situation ubuesque qui mène à l’extase.

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Hier, sur la plage, le vent souffle et les vagues sont fortes, je me sens submergée de désir, professeur sans ambition ni appétit d’Éros, qui survient au creux du ventre, dans le creux de mes reins, caresser ton cou, préfère les strangulations, partagé entre une rébellion et ta soumission à mes désirs et les tiens, très décontractés, décomplexés, prête à offrir mon extase à ma douce et tendre verge, une, dix, cent, en faisceau, non, je ne la mettrai pas.

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La saveur de tes joues empourprées à ma vue, quand elle revenait sur ses pas, les yeux alanguis de te voir onduler, si près de ma main, son sexe dressé comme un bambou sert des fois à y accrocher un corps noué s’il t’en reste. Sinon on fera ça plus tard, mais elle ne pourrait plus attendre, c’était trop ! Opinion non partagée, c’était trop peu vraiment trop peu… « Encore, encore », criait-elle ! Avide, mais le ventre rempli, extasié, mais aussi exténué, je reprends mon souffle qui se pose sur ta nuque.

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Imaginer la douceur de ta peau douce et dorée au soleil, je craque de sentir ta langue et tes doigts sur mon orteil font fondre ma prostate assoiffée d’amour, de vie, d’envie, de connaissance. D’évidence ces deux sexes s’étaient déjà rencontrés, sur les berges, de la Garonne et la fluidité certaine de son courant faible, courant fort, que choisir quand le désir dévale les collines de tes seins, de ton ventre dégueule sa servitude à leurs yeux remplis du désir rassasié. 

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